[Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Vous pouvez suivre ici la vie et l'histoire de certaines colonies de fourmis des bloggeurs.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis haut-saônoises

Message non lu par Black Majesty »

Formica rufibarbis
Imperatrix

23 juin 2022 (J + 730 // stade : reine, 100 à 120 corvéables)

Deux ans jour pour jour. Deux ans jour pour jour que je croisai le chemin de son altesse sérénissime Formica rufibarbis (Demande d'identification). Deux ans jour pour jour et plus qu'elle dans ce carnet de route. La plus robuste ? Peut-être. La plus chanceuse ? Sans doute. La plus belle ? Assurément. Les autres protagonistes sont passées de l'autre côté. Ces demoiselles constituent la toute dernière de mes sociétés captives, et qui pour ainsi dire me captive comme au premier jour, même s'il s'agit en réalité du 730ième. Dès lors, voilà donc ce blog changé, sur le fond comme sur la forme. Il reprend désormais une forme plus traditionnelle, entièrement dédiée à la société d'Imperatrix et ses fifilles, que l'on espère la plus prospère possible.
** Demeure des impératrices **
Image
Comme d'usage, petit retour sur cette seconde année écoulée. Réglée au tic-tac près, le ralentissement de la société se fait sentir dès début septembre 2021. Mise en diapause début novembre 2021, nous la sortons de repos hivernal début mars 2022. Les pertes ne sont pas substantielles : une grosse dizaine de décès tout au plus. Et c'est reparti pour un tour ! Les premières pontes arrivent dès les premières semaines, les premières émergences dès avril. L'évolution printanière est parfaitement linéaire. Même si nous n'avons pas passé le plus intense de la courte saison des Formica (Serviformica), pas de grands coups d'éclats, pas de grands "flots" d’œufs, de larves ou de cocons.

À considérer cependant le manque de temps que mon frère et moi avons à consacrer à notre myrmécophilie. Il nous est parfois difficile de suivre les besoins croissants de ces êtres de quelques milligrammes. Ce le sera moins durant cet été de vacances scolaires/universitaires. Cette évolution linéaire (pour l'instant) n'est donc pas pour nous déplaire, le bon vieux tube à essais faisant toujours l'affaire en guise de palais de verre. Mais pour la première fois, les fourrageuses commencent à exprimer leur mécontentement envers la taille de leur aire de jeux, déposant sur le plafond périphérique des copeaux de bois dans l'optique de franchir l'anti-évasion d'huile. À date, le tout est parfaitement contenable, mais nos plans incluent une extension de la surface de fourragement.
** Sa majesté dans son royaume **
Nous perpétuons le régime miel/mouches domestiques, gardons une température moyenne ne dépassant pas la fourchette 20-25°C. Toute notre attention, notre volonté de bien faire, notre matière grise est donc consacrée à elles. Elles qui, de plus en plus, se parent de leur tenue bicolore. La cuvée 2022 est en effet plus imposante et colorée : c'en est flagrant. Elle touche du doigt la beauté des ouvrières in natura. Les "petites" dernières font une tête de plus que leurs plus anciennes aînées. Et la Mère de toutes est toujours là (heureusement, me direz-vous), immuable. Elle se plaît parfois à mettre son petit nez à l'entrée du nid, pour sentir ce monde extérieur dans lequel elle ne s'aventure plus : la lionne qui défendait férocement sa première ouvrière émergée (Billet n°006) s'est depuis conformée à sa tâche de génitrice. Aussi l'ai-je surpris la semaine dernière en pleine oviposition : recroquevillée pendant une bonne minute, elle se dépliait ensuite un œuf entre les mandibules pour la déposer auprès du reste du couvain.

Alors maintenant, attendre et voir. La perte de nos autres sociétés rufibarbulariesques aura eu le don de nous maintenir les pieds sur Terre. Nous profitons au jour le jour de toutes ces observations, bien conscients de la loi de Murphy selon laquelle << Tout ce qui peut arriver, arrivera >>. Mais derrière cette grosse société totalisant moins d'un gramme et cette désailée bicolore qui ont déjà tant fait, comprenez que nous préférions penser qu' << à coeur vaillant, rien d'impossible >>.

Pour le Question/Réponse, c'est par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

2 juillet 2022 (J + 739 // stade : reine, 80 à 100 corvéables [réévaluation])

Le plus fort de la saison arrive à grands pas. Les fourrageuses ramènent en masse du substrat de l'aire de fourragement pour aider les larves à s'encoconner. Nous n'avons un aperçu que sur les deux tiers avants du tube à essais, mais cette partie émergée de l'iceberg nous montre un beau tas de cocons, peut-être une vingtaine. Mes estimations sont probablement assez hasardeuses, je réévalue d'ailleurs l'effectif total à la baisse, suite à mes dernières observations. Sur la gauche des photos/vidéos ci-dessous, on peut voir quelques unes des nombreuses larves qui siègent au plus près du coton humide. Elles sont vraisemblablement aussi nombreuses que les cocons. En plus d'elles, une part importante de la colonie reste dans cette zone humide, et certaines de ces corvéables s'emploient à disséquer les proies données ces derniers jours. Car pour encourager cette croissance attendue, nous avons augmenté significativement la quantité d'insectes donnés. Nous n'avons aucun mérite : les mouches ainsi que les princesses Lasius emarginatus sont légion dans notre maison et dans notre jardin. Ces derniers soirs, il suffit parfois de se baisser pour attraper ces désailées qui s'en vont à l'abattoir F. rufibarbis. Sur les neuf derniers jours, nous en sommes à trois mouches et autant de princesses L. emarginatus englouties. Nous étendrons la surface de fourragement d'ici le prochain billet : il y a parfois jusqu'à une vingtaine de corvéables qui sillonnent au même moment cette (trop) petite boîte de bonbons, mécontentes de la faible superficie de leur localité.
Image
Image
Image

Pour le Question/Réponse, c'est par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

12 juillet 2022 (J + 749 // stade : reine, 80 à 100 corvéables)

Baby boom. La société continue sa croissance. Après avoir observé le fond du tube pour la première fois de la saison, nous pouvons confirmer qu'il y grouille de nombreuses ouvrières et surtout un beau lit de larves de toutes tailles. Aux dernières nouvelles, les corvéables maternent deux grappes d’œufs (ou petites larves), 20 à 30 larves de taille moyenne, et 30 à 40 cocons (avec quelques nymphes nues) qui débordent même sur le tuyau de raccord. Les émergences s'enchaînent encore et encore, et la société atteint donc probablement la centaine d'individus. Pour tout dire, cette évolution modeste nous va bien, tant qu'elle est positive. Ce n'est pas une course de vitesse, et tout jeunes et inexpérimentés que nous sommes, cela nous laisse le temps de voir venir. Nous nous absenterons d'ailleurs de chez nous pendant une dizaine de jours ce qui devrait marquer un coup d'arrêt dans le développement. Mais l'essentiel est ailleurs : nous espérons bien accompagner Imperatrix dans la formation d'une colonie pérenne (et pourquoi pas à terme des vols nuptiaux ?!) à plus ou moins long terme.
Image
Image
"L'apprenti-colonie" a toutefois gagné fortement en caractère lors des activités de fourragement. Nous ne leur donnons désormais plus de proies mortes, mais plutôt des mouches/princesses Lasius "assommées", voire encore pleinement vivantes. Nous ne nous lassons pas d'observer ces moments où ces ouvrières Formica (Serviformica) prouvent leurs capacités de chasseresses, mais cette fois face à une cible vivante se défendant intensément. Une ouvrière à la gueule, les autres tenant chacune une patte, et la pauvre condamnée à mort est amenée fatalement à l'intérieur du nid pour dégustation express. Toujours aussi impressionnant à mes yeux.
Les fourrageuses ne se fatiguent plus. Ayant probablement remué le terrain plusieurs centaines de fois, quelques unes restent désormais immobiles au milieu de l'aire de fourragement, stationnant toute la journée dans l'attente qu'une mangeoire de miel ou d'insecte atterrisse du ciel par une mystérieuse magie. Nonobstant, petite nouveauté : c'est un pont aérien menant à un nouveau territoire qui est apparu il y a quelques jours. Nous avons donc bien étendu cette surface de fourragement, en choisissant l'option du pont aérien (au lieu du traditionnel tuyau de raccord). Certes fait un peu de bric et de broc, il fait parfaitement l'affaire et est déjà régulièrement emprunté. C'est difficile à expliquer, mais ce pont qui s'élève donne comme une troisième dimension à ces installations, offrant la possibilité de voir ces fourmis sous tous les angles : le pied !
Image

Pour le Question/Réponse, c'est par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

29 juillet 2022 (J + 766 // stade : reine, 100 à 120 corvéables)

La quête de nourriture bat son plein toute la journée. Ce sont parfois une trentaine d'ouvrières qui s'en donnent simultanément à cœur joie à l'extérieur du nid, avec la vitesse et l'agressivité que l'on connaît des Formica rufibarbis.
Image
Et pour cause. Pour la première fois de sa jeune existence, la société a eu affaire à quelque chose de bien plus imposant qu'une mouche. À vrai dire, ce criquet (préalablement tué) semble leur avoir plu. J'étais impressionné par la rapidité du recrutement. La proie ne pouvant être ramenée dans l'enceinte de la fourmilière, c'est en cinq minutes tout au plus que le bataillon composé d'une trentaine d'ouvrières se déploie pour quadriller la zone et disséquer la bête, déposée hier soir. Ces petites guerrières bicolores s'y sont d'ailleurs affairées toute la nuit et y sont encore au moment où je tape ces lignes.
Image
Que vous dire de plus, sinon que l'évolution est toujours positive et c'est bien cela l'essentiel. Si l'on compare aux photos de fin juin, ça commence d'ailleurs à bien se voir... La grande Mère se fait discrète. Elle ne se montre plus que lorsque ses fourrageuses l'importunent en ramenant les mouches au nid bien trop près d'elle. Quelque peu apeurée, elle quitte alors son trône pour avancer, avancer et encore avancer, jusqu'à arriver à l'entrée du nid et bien comprendre qu'il faut faire demi-tour : c'est presque un rituel après chaque nourrissage carné. Je vous laisse sur une petite paparazzade de la diva qui met en évidence sa belle parure.
Image

Si vous avez des idées, des remarques, des suggestions, n'hésitez pas à vous rendre dans la section Question/Réponse, par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

10 août 2022 (J + 778 // stade : reine, plus de 100 corvéables)

Cela n'était plus tenable. Nos petites boîtes n'auraient pas résisté beaucoup plus longtemps. Cette surface de fourragement se transformait de plus en plus en une zone annexée du nid, à tel point que quelques fourrageuses commençaient à s'attaquer à l'anti-évasion sans cesse. Il était donc temps. Leur voilà une toute nouvelle aire de jeux : le Désert impééériaaaaaaaaal. Une grande boîte plastique, un peu de gravier, quelques pierres, quelques branches et le tour est joué. Ce petit monde aride a les dimensions suivantes : 40 cm x 70,5 cm. A notre échelle humaine, ça donnerait un rectangle faisant quelque chose comme 145 m de largeur et 250 m de longueur, c'est toujours drôle à noter. Bref, il y a de quoi faire.
Image
Plus besoin de plafond périphérique. On applique l'huile directement sur le tiers haut des parois verticales. On ne le voit pas très bien sur les photos, mais un rebord parcourt ces parois, permettant ainsi d'éviter des coulures jusqu'au sol. Mine de rien, cette absence de plafond périphérique augmente légèrement la ventilation de ce Désert impérial et surtout l'accessibilité de tous ses recoins (dans l'optique de l'entretien et du nettoyage). C'étaient des points sur lesquels pêchaient nos anciennes boîtes.
Image
Le déménagement s'est fait, avant-hier soir, sans trop de soucis. Alors que le tube n'avait qu'à être déconnecté et placé dans notre Désert, ce fut plus "sport" avec les impératrices qui siégeaient dans l'ancienne aire de fourragement. On les attrapait une à une pour les faire atterrir sur leur nouveau chez-soi. Oh, ce fut certes une belle petite pagaille pendant quelques minutes, mais très vite, les choses retournaient dans l'ordre, à coup de portage social notamment (comportement très sympa à regarder).
Image
Depuis, les affaires sont reparties de plus belle avec toutefois un peu plus de retenue, et c'est normal. Par rapport au tube à essai, on se contente désormais de le poser directement dans ce Désert, sans cache. On a dès lors une meilleure vision d'ensemble qui nous permet de bien voir que l'ensemble du tube et de l'ex-tuyau de raccord est occupé. On mettra d'ici peu d'autres tubes à essai à disposition pour parer un futur manque de place. En effet, le couvain est encore bien fourni (caché sous les ouvrières sur la photo ci-dessous) ce qui annonce encore une bonne croissance pour ce mois d'août avant le grand calme de septembre.

Si vous avez des idées, des remarques, des suggestions, n'hésitez pas à vous rendre dans la section Question/Réponse, par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

18 août 2022 (J + 786 // stade : reine, environ 150 corvéables)
Image
Une petite graine de colonie. Elles ont rapidement envahi les deux tubes supplémentaires que l'on avait placés, preuve qu'elles étaient bien à l'étroit dans le tube originel. Gain de place, mais aussi gain de coton tout neuf ! En plus des cocons, les ouvrières ont ramené des larves de dernier stade sur ce coton, transformant ces deux tubes en salles d'encoconnage. Toutefois, la petite société semble se tâter quant à la répartition des troupes dans ces trois tubes. On peut observer tous les matins comme un jeu de chaises musicales, avec des corvéables qui, un jour, déplacent les cocons d'un tube à un autre pour, le lendemain, les redéplacer dans l'autre sens.
Image
En tout cas, elles se sont bien appropriées ces nids supplémentaires, n'hésitant pas à ramener des proies dans les nouveaux tubes par exemple. Tout cela rend d'ailleurs le comptage plus simple, et je peux enfin confirmer que la société a atteint au moins les 150 matures avec encore du couvain en nombre. Encore hier pouvait-on voir près de la reine deux grappes d'œufs (ou petites larves). Le fort apport en protéines (désormais, 2 voire 3 mouches par jour) porte ses fruits. Et justement, je termine ce billet par la vidéo d'une chasseresse ramenant au nid une mouche tombée du ciel.

Si vous avez des idées, des remarques, des suggestions, n'hésitez pas à vous rendre dans la section Question/Réponse, par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

27 août 2022 (J + 797 // stade : reine, 150 à 200 corvéables)
Image
Ces demoiselles évoluent presque trop vite pour nous, jeunes novices dont cette colonie constitue une première. Durant ces derniers jours, le nombre d'émergences est à un niveau que je n'ai jamais vu dans ma jeune période myrmécologique. Ainsi pouvions-nous observer, chaque jour, jusqu'à une dizaine de fraîches émergées. Parmi elles, on a pu observer les trois/quatre premières de cette colonie qui sont, désormais véritablement, de "calibre in natura" avec un bon 7 mm (je n'ai pas réussi à bien les capturer en photo). Ça fait extrêmement plaisir de voir ces premières "vraies fourmis à la barbe rouge" émerger, c'est comme un accomplissement qui nous encourage à poursuivre dans cette voie. Bref, la croissance ne faiblit pas, bien au contraire. Et j'ai l'impression que, depuis l'ajout de deux tubes à essai supplémentaires il y a deux semaines, ceux-ci sont déjà presque pleins (a fortiori le tube du milieu qui "déborde" de cocons) alors que le tube originel ne semble même pas s'être désemplit.
Image
Il y a d'ailleurs encore des œufs en cette fin d'août, signe que la saison sera plus longue que l'année dernière, peut-être du fait de la taille de la colonie. Après une période de flottement due au changement d'environnement, la féroce société a définitivement repris du poil de la bête : les sorties à l'extérieur sont désormais plus franches, les allées et venues entre les tubes plus nombreuses, les recrutements plus massifs, etc. C'est bien simple, je passe plusieurs dizaines de minutes chaque jour, assis devant ce Désert impérial, à ne rien faire d'autre qu'apprécier le spectacle. Mais les parois verticales sont aussi de plus en plus prises d'assaut, à la recherche désespérée d'une faille dans le système d'anti-évasion. Et oui, subsiste toujours cette frustration de ne pouvoir offrir le terrain de jeu infini que cette colonie mérite, tout cela car je décidai, un soir chaud de juin 2020, de m'adjuger l'exclusivité de son maintien.

Si vous avez des idées, des remarques, des suggestions, n'hésitez pas à vous rendre dans la section Question/Réponse, par ICI.
Avatar de l’utilisateur
Black Majesty
Nymphe 2
Nymphe 2
Messages : 236
Inscription : ven. 1 mai 2020 10:09
Genre :

Re: [Blog] Formica rufibarbis & Formica cunicularia

Message non lu par Black Majesty »

15 septembre 2022 (J + 814 // stade : reine, 150 à 200 corvéables)
À l'approche de la fin de cette saison, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les trois tubes sont désormais bien utilisés en totalité. La dernière fournée est au stade larvaire, les dernières émergences seront pour début octobre. Une baisse d'activité extérieure se fait sentir. Les fourrageuses restent globalement assez près du nid et ne s'aventurent plus en périphérie, si ce n'est pour y déposer les déchets. Je dois dire que cela nous arrange bien car j'ai pu observer en août quelques évadées dans la chambre : nous aurons l'hiver pour y réfléchir. Elles continuent de consommer un bon nombre de mouches, et se jettent avec de plus en plus d'insistance sur le moindre liquide sucré. Sur ce dernier point, elles se sont vues proposer un nouveau liquide qu'elles ont de suite validé : du sirop Pomme/Cassis/Framboise servi pur. C'est bien simple, elles en raffolent. Le miel que je leur servais depuis les débuts ne fait visiblement plus le poids. Voilà pour mon petit conseil alimentation du jour.
Image
J'ai enfin pu capter en photo une des premières belles red-barbed ants ("fourmis à la barbe rouge", en bon français) d'Imperatrix que je décrivais dans le billet précédent. Tout jeune, ce spécimen s'est retrouvé dehors après qu'une mouche ait été ramenée, une énième fois, trop rapidement dans le tube, provoquant une panique générale chez les nourrices (comme je l'ai déjà décrit précédemment). J'ai donc bien sûr sauté sur l'occasion. Au-delà de la parure bicolore, de la grande taille et de la barbe rousse au niveau des mandibules, c'est surtout la taille du gastre qui m'a personnellement marqué. J'ai pu observer que, côte-à-côte avec Madame, ces ouvrières n'ont que deux ou trois millimètres à lui envier. Très très stylé.
Image
Image
Pour faire un petit bilan du chemin parcouru durant cette année, j'ai retrouvé quelques photos prises par mon frère en début d'année de cette colonie de Formica rufibarbis. Le 20 mars 2022, on observe une cinquantaine d'individus (mes décomptes de l'année dernière étaient un tantinet optimistes semble-t-il).
Image
Le 16 avril 2022, on peut voir les premiers cocons de l'année.
Image
Le 30 avril 2022, on constate les effectifs après les premières émergences de la cuvée 2022.
Image
Cette année s'est donc, comme la précédente, très bien déroulée et nous ne sommes probablement pas encore au bout de nos surprises (et de nos peines) avec ces valeureuses. Bref, lorsque j'écrivais au lancement du blog...
Je me lance, et vous soumets ici le tout premier billet de mon tout premier blog, en espérant qu'il vous intéressera.
... je n'aurais pas forcément cru que nous arriverions à un tel avancement avec au moins une des cinq reines prélevées. Mais voilà, nous y sommes grâce à mon frère qui a pris le relais alors que je débutais mes études supérieures. Pour clôturer le troisième été de ce blog, je vous remets en-dessous ma vidéo préférée de cette année, mettant en valeur la grande Fondatrice (vidéo datant de mon premier billet de l'année). L'occasion pour moi de vous le dire solennellement :
"À l'année prochaine !". *salut*

Si vous avez des idées, des remarques, des suggestions, n'hésitez pas à vous rendre dans la section Question/Réponse, par ICI.

Revenir à « Blogs des espèces "françaises" »