Alors voilà, la fondation des Crematogaster scutellaris se passe généralement dans des gales (par exemple) puis une fois la colonie un minimum développée, tout ce petit monde déménage et s'installe dans des souches ou autres arbres malades où la population va rapidement exploser.
Cette observation in natura m'amène à la question concernant la diapause de cette espèce.
Prenons un exemple pour faire simple:
-Les températures moyennes dans la région de Nice sont de l'ordre de 4 à 13°C de décembre à février (source météo France)
-Les souches ou les arbres malades qui constituent l'habitat naturel de cette espèce n'offrent pas d'isolation thermique efficace
-Les Crematogaster scutellaris subissent donc ces températures tous les hivers durant toute leur vie
-On est donc en droit d'en déduire que la diapause se déclenche elle aussi tous les hivers, sans exception
Et voilà la question:
-Si notre souci d'éleveur (je ne parle pas ici de ceux qui font la course à la population maximum) est de tenter de reproduire au mieux les conditions de vie in natura de cette espèce, ne devons-nous pas alors considérer sa diapause comme obligatoire et non facultative ?
J'ai bien pris connaissance du fait que Crematogaster scutellaris est exogène-hétérodynamique et réagit donc à la température extérieure pour déclencher sa diapause, mais comment pouvoir alors affirmer que l'absence de celle-ci n'aura pas d'impact sur la santé de la gyne et de la colonie à long terme, étant donné que nos paramètres d'élevages (20-27°C toute l'année) ne se rencontrent jamais dans la nature ?


