Alors, je reposte ici, le "Tutoriel tube bois" que vous êtes plusieurs à me demander. Je suis d'avance navré, je ne retrouve pas les schémas qui accompagnaient ce tutoriel qui a disparu lors du crash du serveur cet été.
Je remercie vivement
@Morgrug qui avait copié/collé le texte de ce tutoriel à l'époque et qui l'a reposté dans mon Q/R. Vraiment merci à toi.
Ce sera donc une version modifiée et mise à jour que je poste ici. Modifiée car je n'ai plus les schémas d'origine mais d'autres qui permettront cependant de visualiser le concept. Mise à jour ; car oui à ce jour, après une année d'utilisation, quelques détails supplémentaires seront bienvenus.
TUTO TUBE BOIS
Matériel / Matériaux nécessaires :
- Tube en verre : Tube à essai, diamètre à définir selon les besoins.
J'ajouterais que la solidité des tubes est un critère important. J'ai expérimenté plusieurs types de tubes, tous en verre, mais la nature et les caractéristiques du verre pouvant varier. Mes premiers tubes bois était de petits tubes, de type prélèvement/hémolyse. Le verre de ces tubes s'est avéré fragile sur le long terme. Le problème étant que quand le tube commence a être bien rempli par sa population, le taux d'humidité augmente, le bois gonfle et fait fendre voire casse le tube. J'ai par la suite utilisé des tubes plus épais, plus solide, pyrex ou autre, et je n'ai plus eu de soucis de ce type.
- Tige de bois : Pour ma part j’utilise les tiges de section ronde, vendues sous le nom de tourillons dans les magasins de bricolage. Ce sont des tiges en bois qui servent notamment pour la confection de chevilles. Pour ma part, celles que j’ai trouvées et que j’utilise sont en hêtre, ce qui me va bien pour l’heure, car c’est un bois assez costaud et qui vieillit bien. On peut aussi en trouver en chêne parfois ou en sapin. Je vous déconseille l'utilisation de bois résineux (sapin etc...), les habitantes semblent moins apprécier, la résine colle et rend le travail plus difficile etc. Les tourillons sont généralement vendus par baguette de 1 mètre et ce dans divers diamètres (mais a priori toujours nombre pair, ex : 4mm, 6mm, 8mm, 10mm, 14mm, 18mm, 20mm etc.) et ce en version lisse ou striée. Dans notre cas, la version lisse est la plus adaptée et la solution à retenir de préférence. J’ai aussi trouvé des produits équivalents dans des diamètres impairs (ex : 11mm) mais au rayon tringleries, les choisir bruts/non vernis. Enfin, on choisit la tige de bois pour que son diamètre soit égal au diamètre intérieur du tube en verre choisi et on prend soin de choisir les baguettes les plus droites possibles (évitez celles étant voilées).
- Petite scie à main ;
- Lime à bois + papier abrasif ;
- Mini-fraise à bois (+ outil électrique type Dremel) ;
- Optionnel : Mini fraise diamantée + huile de coupe (+ outil électrique type Dremel).
Étape 0 (Optionnelle) : Préparation du tube en verre
Cette étape est facultative, mais si vous avez les outils pour le faire, je ne peux que vous conseiller d’y recourir. En effet, la plupart de nos tubes à essai en verre sont à bord rond (au niveau de l’ouverture) et non à bord plat. Ce petit arrondi génère un léger rétrécissement au niveau de l’ouverture du tube qui va si on ne le supprime/réduit pas obliger à trop descendre en diamètre sur le tube bois et laisser un interstice trop important entre le verre et le bois. Pour ma part, j’utilise une petite fraise diamantée et de l’huile de coupe pour polir tout ça, en étant soigneux ça se passe pas mal en général et c’est assez vite fait. Pour des raisons pratiques, j’immobilise mon outil électrique rotatif, et c’est donc le tube en verre que je manipule pour plus de précision et de délicatesse. Bien penser à laver et rincer le tube après cette étape.
Étape 1 : Calibration du tube bois
Il faut déjà commencer par couper une section de tige en bois à la dimension souhaitée (longueur du tube en verre plus marge choisie pour la « partie extérieure »). Ensuite à l’aide de la lime il faut arrondir une des extrémités afin de pouvoir épouser la forme du fond du tube à essai. Il faut ensuite à l’aide du papier abrasif, si nécessaire, poncer le tube bois jusqu’à ce qu’il rentre sans forcer dans le tube. Il faut un peu de jeu, mais le moins possible pour ne pas créer un interstice trop important entre le bois et le verre.
Étape 2 : Sculpture du tube en bois
Une fois le tube bois bien calibré, on arrive à l’étape la plus « créative ». C’est là qu’on va créer le volume, en sculptant selon ses propres désirs. Pour ma part je commence par dégrossir avec la scie puis je fignole le tout avec une mini-fraise ronde sur ma Dremel. On peut tout à fait se passer d’outillage électrique, ce sera juste plus long et peut-être « moins bien » fini selon les gouts, un bon couteau peut suffire pour cette étape.
Étape 3 : Contrôle et finition
Une fois le tube sculpté, redonner un léger coup de papier abrasif sur l’ensemble de la pièce en bois et notamment sur toutes les arêtes. Vérifier que la tige en bois rentre toujours bien dans le tube en verre, et si ce n’est pas le cas, poncez. Une étape optionnelle mais que je vous conseille cependant, est de mouiller votre pièce en bois, qui va gonfler sous l’effet de l’eau. La laisser sécher complètement, puis vérifier si elle rentre dans le tube. En général elle ne rentre plus, il faut poncer (papier abrasif ou lime) à nouveau jusqu’à retrouver le bon diamètre. Cette étape rajoute du temps à la réalisation, mais vous évitera de voir votre tube en verre éclater suite à un changement important de l’hygrométrie ambiante.
Étape 4 : Fixation
Votre tube bois est terminé et fonctionnel. Concernant le système de fixation des tubes bois, cela dépendra de votre projet et de sa configuration. Je vous conseille d’utiliser la partie hors tube de la tige en bois pour cela (ça laisse le tube en verre libre et amovible). De simples trous peuvent convenir, c’est ce que je fais, mais pour l’heure mes prochains seront dotés d’un insert métallique (embout) avec mini pas de vis, pour un système d’accroche costaud et pratique. Je vous laisse parcourir les photos sur mon blog, vous verrez que les tubes peuvent se fixer de plusieurs façons, votre imagination décidera pour vous.
Note: Concernant la durée de vie de ces tubes bois, je dirais qu'il passe largement l'année et peuvent certainement faire beaucoup plus. Mes locataires, même à l'étroit ne semblaient pas spécialement désireuses de s'attaquer au bois de hêtre. Par contre, au bout d'un an, sur certains tubes bien pleins, j'ai remarqué quelques champignons/moisissures/taches sur certaines parties du bois auxquelles les fourmis n'ont pas accès, sans que cela ne semble déranger mes petites têtes rouges et leur expansion démographique.
Le concept en quelques images :
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- Schéma - Tube bois
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- Schéma - Tube bois
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- Schéma - Tube bois
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- Petit tube bois
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- Petit/Moyen tube bois
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- Gros tube bois
Je reste bien évidemment à votre disposition pour questions ou autres, notamment ici :
https://www.myrmecofourmis.org/forum/vi ... #p15539033
Mais je préfère préciser que en ce moment, je n'ai internet que partiellement, des soucis personnels et beaucoup de boulot. Je passe donc le temps libre que j'ai, quand c'est possible, à la conception de mes nouveaux "arbres à tubes et
ADC" pour mes locataires à la population grandissante. Soyez indulgent si possible sur mes délais de réponse.
J'espère que ceux qui souhaitaient que ce tutoriel réapparaisse seront satisfaits et qu'ils pourront ainsi pour ceux le souhaitant tenter l'aventure/concept !
Et en primeur, pour vous mettre l'eau à la bouche, voilà une photo en mode "prototype" de mes nouveaux arbres à tubes en cours de conception. Les tubes-
nids en bois ne seront pas directement sur cette structure modifiable/adaptable, qui a plus pour but de servir d'ADC verticale de type arboricole et de structure d’expérimentations/observations. L'ADC au sol envisagée sera d'environ 75cmx40x20. Et bientôt la suite je l'espère !
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- Arbre à tube Crematogaster V2
