scarcore a écrit :
Je préfère mettre le prix et avoir une petite colonie naturelle qui a démarré d'une
gyne en captivité. Il faut bien choisir ses vendeurs. Ce que font Kall*ta, WoA et Antst*re.
Mouais... Des cas de
pillage notable chez ces 3 vendeurs ont été allégrement signalés.
Mon avis sur ce débat c'est :
- Croire que le marché et l'offre et la demande va réguler et protéger quoique ce soit c'est une utopie. Que ce soit pour la pêche, l'Ivoire, les collections de papillons, le commerce de perroquets etc... Le marché laissé libre a toujours fini par aboutir à une interdiction pour protéger la ressource puisque le marché était incapable de la réguler seul.
Un peu de bon sens, croyez-vous que les Kényans vont longtemps rester insensibles aux Messor cephalotes vendus 1000 euros les 5 fourmis ? Ça doit représenter le salaire annuel d'un Kényan moyen ! Bref dès que ça se saura un peu plus, ça abusera c'est une certitude et ce n'est qu'un problème de temps.
- Croire que les vendeurs vont se contenter de prélever des gynes d'
essaimage dans tous ces pays aux revenus faibles c'est de l'utopie. On ferait pareil à leur place si on avait une famille à nourrir.
- Le prix ne freine pas vraiment les achats car par exemple des Camponotus fulvopilosus se vendent très bien malgré leur prix. Au contraire le prix élevé engendre des trafics en tout genre et ça se fera comme ça s'est toujours fait. Et comme l'a très bien dit Libertango, quand on aime on ne compte pas donc le prix ne freinera rien du tout.
Ma conclusion :
Tant que l'élevage des fourmis reste anecdotique et réservé à quelques centaines de passionnés à travers la monde ce genre de prix ne pose pas de gros soucis car aucune espèce commercialisée n'est vraiment menacée à cause de ce commerce.
Mais si ce marché vient à grimper, alors il sera très urgent d'interdire l'importation de ce type de fourmis sinon ça sera le pillage à outrance, la surexploitation et le même sort que toutes ces espèces qui s'éteignent en raison de leur surexploitation (c'est la 4ème cause de diminution de la biodiversité).
Mon espoir :
AUCUN ! Un marché où l'argent règne sans aucune règlementation mènera forcément à l'abus ce n'est qu'une affaire de temps.
Mon souhait :
Enfin une règlementation française et internationale sur le commerce des fourmis.
Et petite remarque : j'adore la phrase habituelle des acheteurs ou des sites de vente "Cette espèce est courante dans son milieu". Sauf que personne ne va le vérifier, que ce fameux milieu fait parfois la taille de quatre arbres sur certaines espèces très localisées de forêt tropicale, et que personne n'étudie l'évolution de cette population.
Alors qu'on dise ça pour des Atta par exemple, passons, mais pour quasi toutes les exotiques faut quand même pas pousser...