Oui c'est vrai que j'ai pas à me plaindre point de vue espèces, y'a de quoi faire ^^ Dommage que je n'ai pas de Campo cruentatus proche de chez moi, je dois me taper 10 bornes pour arriver à la seule fourmilière que j'ai repérée pour le moment. Leur taille est hallucinante Oo
Pour les Pheidole, je vais continuer à la scruter avec encore plus d'attention histoire de voir ce qui cloche... J'espère que le couvain va enfin grossir.
Coucou les gens !
Long passage à vide, je le reconnais. L'IUT, ça prend quand même pas mal de temps... Du moins en Génie bio, après les autres, je sais pas
Toujours est-il que durant mon absence de ce forum, j'ai appris quelques petites choses grâce aux matières de mon cursus telles que la physiologie animale, la biochimie, etc. J'espère pouvoir vous le faire partager une prochaine fois.
Alors, il est donc temps de reprendre mon petit journal de mes colonies...
Pas mal de choses ont changé depuis la dernière fois.
Avec l'été et son cortège d'essaimage, j'ai pu récolter 3 nouvelles sp. parmi lesquelles 2 Lasius et des Crematogaster scutellaris.
Pour ce qui est des anciennes espèces, j'ai eu des pertes mais aussi des réussites.
Alors commençons de ce pas par le moins réjouissant...
Les Pheidole pallidula... Un jour, un grand sage m'a dit :
etii a écrit :En même temps Pheidole, c'est de la daube !! Jetez-les, cela ne mérite pas plus
Et même si c'était de l'humour, je commence sérieusement à le croire...
La gyne de mon précédent post a finalement rendu les armes comme on pouvait s'y attendre... Mais je l'ai très vite remplacée par une autre qui revenait de bien loin et que j'avais dans un tube parallèle !
Pour la petite histoire, je l'avais trouvée dans ma piscine, et je pensais qu'elle était morte. Mais c'est sans compter sur la vivacité de ces bestioles ! J'avais déjà eu l'occasion de ramener des mâles Pheidole "à la vie" qui avaient connu le même sort, en leur mettant une micro-goutte de miel sur leurs palpes maxillaires et en les chauffant. Pour se faire, il faut se munir d'une aiguille, et d'une binoculaire min x40. Après à vous de vous débrouiller pour ne pas engluer la tête de la fourmi mais sans pour autant ne rien déposer entre les mandibules. D'une heure à deux heures plus tard, ceux-ci avaient presque tous (pour ceux qui n'étaient pas réellement noyés) "repris connaissance", et gambadaient dans le récipient qui leur était alloué.
Mais revenons à notre gyne, celle-ci eu donc droit à ce traitement et repris elle aussi connaissance. Après l'avoir laissée un peu de temps reprendre ses esprits, j'ai donc décidé de la mettre en tube. Qui sait, elle donnera peut-être quelque chose...
Elle aurait pu être tranquille jusqu'à la fin de ses jours, manque de bol, c'était sans compter sur mon intelligence à toute épreuve Non je ne me jette pas des fleurs, je vais me sabrer dans 2 secondes, ne vous inquiétez pas ^^.
Pour maintenir vivante l'énergumène, j'ai donc commencé la distribution de liquide sucré. Une petite goutte à la seringue à l'entrée de son tube. Et là, c'est le drame ! (dis à la groland). Je me lève le lendemain, et je trouve la gyne les ailes engluées, sur le dos, inanimée et je crois, à tort donc, qu'elle est noyée... Pendant cette période, j'avais de la famille à la maison, je n'ai donc pas pris le temps de vider le tube de la gyne qui semblait morte et de ranger le tout... Mais je m'y suis mis le week end qui suivit (soit de 3 à 5 jours après qu'elle se soit engluée...)
Et là, surprise ! J'essaie de retirer la gyne du tube avec un coton tige et madame s'accroche belle et bien au coton ! Ni une ni deux, je la sors de là et je la nettoie du mieux que je peux. Seules les ailes collent encore un peu. S'en suit alors remise en tube etc. Finalement, la cousine décède... Elle obtient donc toute mon attention.
Celle-ci m'a alors fait une jolie petite fondation, avec une vingtaine d'ouvrières, plus un joli major
La gyne rescapée et les ouvrières:
Mais il y a un mois, un peu avant le sortir de la diapause, j'ai constaté avec horreur qu'elle s'était faite découper par ses ouvrières...
Donc je n'ai plus de Pheidole, et tant pis ! Elle me plaisait bien mais elle ne me réussissent vraiment pas...
Vient ensuite la gyne Tapinoma ; elle s'est complètement laissée dépérir, ainsi que l'ouvrière. J'ai eu beau contrôler l'hygrométrie et la température, rien n'y a fait
Passons maintenant à des nouvelles plus réjouissantes. Les Messor barbarus! Alors elles, outre le fait qu'elles ne soient vraiment pas chiante d'élevage, c'est de loin les plus prolifiques. Elles ont vraiment un bon couvain et depuis que je les réchauffe et les réapprovisionne en protéines, tout ce petit monde est de nouveau en alerte.
Au menu :
jambon
pomme
miettes de petit-beurre
miettes de petit-déj
graines de lin
graines de pissenlit
graines de mélange pour oiseaux
Elles ont bien investi leur nouveau nid, et jonglent entre les différentes loges de celui-ci (pas de préférence malgré des conditions d'éclairement et de température constantes). La nuit par contre, elle s'éparpillent aux quatre coins !
Aujourd'hui, loge en haut à gauche !
J'ai pu observer différentes localisation du couvain suivant le stade de développement. Les larves étant à des stades de développement moyen sont préférentiellement placées dans les loges proches de la sources de chaleur/lumière. Alors que celles en début et fin en sont éloignées.
La localisation en question:
A présent, au tour de mes petites Lasius
Alors elles, ce fut un départ canon !
Les Lasuis cf brunneus ont eu la croissance la moins forte mais c'était quand même pas mal.
Photo de début été:
Et les cf niger, alors elles, ça a pullulé à une vitesse Au moment de la diapause tout à stoppé en revanche. Les larves ont stagné jusqu'à ce que je relance les températures. Et là il semblerait que ça reparte. Je n'ai pas encore de cocon, donc à suivre. (je suis entrain de leur creuser leur nid en BC, j'ai enfin investi dans un genre de dremel...)
Couvain, joli couvain !
Maintenant les Crematogaster scutellaris. Et oui, début septembre, à l'iut, j'ai pu en récupérer quelques unes qui étaient venues s'échouer dans mon studio à la fenêtre ouverte (lumière lumière, quand tu les tiens...). Je les ai donc mises en tube, placées au frais jusqu'à avant noël, puis au chaud, et à la musique. Oui à la musique. Je le développerai en fin de blog.
Au chaud, c'est à dire dans les 23-25°C le jour et vers 19-20°C la nuit. La pièce étant mon salon, elle est chauffée l'hiver par un poil à bois, et la boite dans laquelle se trouve les tubes est en hauteur. Elles bénéficient donc d'une bonne température.
A ce que j'avais pu lire sur le fofo, cette espèce est sensée avoir un développement lent. Mais à compter de noël donc je les ai laissées tranquilles sans jamais les regarder. Et il y a deux semaines, je fus très surpris de voir que les gynes avaient toutes des nymphes colorées voir pour deux, une et deux ouvrières opérationnelles !
Tubes 1 et 2:
Elles (celles qui avaient des ouvrières, les autres, au chaud dans leur boite toujours ^^) tournent maintenant à des températures de 23-26°C et elles sont déjà pour l'une à 6 ouvrières et l'autre à 3 !
Pour revenir à la musique, croyez le ou non, la boite dans laquelle elles ont fait leur fondation, et qui se trouve dans mon salon, est juste à coté d'un piano. Mon frère en joue. Et je constate juste de très bon résultats de croissance chez toutes les gynes qui sont passées par la case boîte de routeur à moins de 1,50m de ce piano.
Je compte donc, l'année prochaine, effectuer des expériences reliant l'effet de la musique et des vibrations sonores sur une gyne en fondation, histoire de voir si ces conditions les stimulent d'une quelconque manière ou s'il s'agit juste du fruit du hasard. Pour se faire, je compte fabriquer ou me procurer ce qui ressemblera à des caissons isolés phoniquement. Dans l'un sera diffusée épisodiquement au fil de la journée de la musique classique et dans l'autre rien que le silence. Ils seront chauffés à la même température et je pense réaliser l'expérience sur des Messor barbarus.
Voilà voilà, à la prochaine pour de nouvelles z'aventures ! Ok, ok, je sors ==> [] pas tapay
Les Messor barbarus avancent inexorablement vers une explosion démographique ! Ces derniers temps déjà, la population à fortement augmenté, mais vu ce qui nous attend, ça risque d'être chouette Y'a pas à dire, le contraste entre avant et après la diapause est saisissant !
Les Lasius niger ont, elles aussi, repris du poil de la bête ! A cette occasion, j'ai déposé leur tube dans l'ADC de leur nouveau nid, en espérant que le changement s'opère rapidement
Concernant le couvain, il y a beaucoup de larves, mais niet cocon pour le moment.
Le nouveau nid, pas blindé et pas top je trouve ^^, il m'a bien gonflé lors du creusement des galerie...Et tout plein de chtitite larves =)
Ah que ça y est ! Chez Messor barbarus, ça grouille !
Faut dire que j'ai pas lésiné sur l'alimentation ! Jambon, cousins (les gros moustique, faute de nom scientifique...), mouches et moucherons en tout genre, kelogs, graines de pissenlit, mélange pour oiseaux, graines de lin...
Avec tout ça, j'ai réussi à faire émerger quelques grosse nymphes et surtout de grosses larves !
Sinon, point de vue occupation du nid, ça y est, ça commence à aller dans toute les pièces. Mais ça c'est surtout la nuit, le jour, elle se planquent sous le morceau de coton que je leur ai mis qui se trouve sous la lampe. S'il n'y est pas, la salle est désertée. Avec, elle jouissent donc d'une température élevée sans se cramer la chitine
Place aux photos !
Suite au post d'après... (Faute de place pour les photos )
Au tour des Lasius niger maintenant.
Ben pour elles, ça va aussi ! Au dernier check-up de ce blog, elles n'avaient pas encore daigné investir le nouveau nid.
C'est maintenant chose faite ! Enfin... A moitié
Ces charmantes demoiselles ont délocalisé les larves dans le nid, bien à l'humidité, alors que les cocon et la reine stagnent encore dans le tube.
Bon, je suis pas pressé, étant à l'iut pour encore 6 semaines, autant les laisser faire leur petit bonhomme de chemin puisque je ne les verrai que le week-end...
Voilà donc un peu l'évolution. Vraiment, c'est de loin l'espèce la plus facile d'élevage que je maintiens. Le fait qu'elles aient un régime essentiellement granivore aide beaucoup, certes, mais comme elles mangent tout ce qui passe à portée de mandibules, je dois dire qu'elles ne me posent aucun problème.
Bon, de temps en temps il faut un peu nettoyer l'ADC (cf le monticule sur la première photo, et le ménage une fois fait sur la deuxième) mais là encore, c'est vraiment tranquillou. Pour être pépère, J'ai juste dû bloquer l'entrée de l'ADC au nid avec du coton, et aspirer toutes les fourmis restantes dans l'ADC à l'aspi-fourmis. Ensuite, j'ai passé un coup d'aspirateur (le vrai ce coup-ci) et après, j'y suis allé à la brosse à dent usagée, pour virer toutes leurs déjections collées au plastique du bac. Un petit coup d'eau et le tour est joué, tout beau tout propre
Sinon, ben le couvain occupe vraiment pas mal de place maintenant, et comme avec elles, je ne fais pas la diapause, je pense que ça va encore bien croître. Surtout que je me suis enfi décidé à leur donner un apport en protéine régulier, à raison d'une fois par jour, viande ou insecte (quand je suis à l'IUT, c'est ma moman qui s'en charge, héhé).
Quand je repense aux début de cette colonie, à la fondation, c'est vraiment fou qu'une seule gyne puisse engendrer autant de monde, c'est bow
Séquence émotion mise de côté, je vais vraiment devoir songer à leur fabriquer un nouveau nid, parce que là, elles commencent vraiment à être à l'étroit, la photo date du 10 Septembre, mais en une semaine, la population a encore augmentée de façon significative, ça fait peur ! Certaines salles du nid sont noires de monde !
Place maintenant aux Aphaenogaster senilis !
Elles me viennent de DMX, qui me les a échangé contre deux gynes Messor capitatus fraichement cueillies. Elles sont arrivées via la poste nikel chrome (rare hein ?). Et... Elles sont magnifiques ! Décidément je craque pour cette espèce J'avais déjà lorgné sur les sites marchands pour ces petites choupettes, alors inutile de vous dire que quand j'ai vu l'annonce de DMX, j'étais aux anges
Les voici donc :
Fondation Aphaenogaster senilis
Fondation A. senilis + nourriture transportée dans le tube
Tête gyne Aphaenogaster senilis (technique 14-42mm inversé)
ADC des Aphaenogaster senilis
Il semble qu'elles aient bouloté le couvain en chemin, mais il reste une belle grappe d'œufs
J'ai cru discerner ce qu'il restait d'un jeune grillon dans le tube. Une fois celui-ci connecté à l'ADC, elles l'ont viré, et après un rapide tour de la propriété, ont emmené la sauterelle déposé à leur attention dans le tube.
Elles ont aussi, comme on peut le voir sur la deuxième photo, commencé à ramener des gravillons sur lesquels j'avais déposé le miellat. Donc tout va bien
Sur la photo de l'ADC, on voit les deux bouchons qui servent de support au gravillon sur lequel j'ai déposé le miellat. Le premier (à gauche) est un miellat enrichi. Je l'ai dopé à la levure de bière et aux vitamines (comprimés pour chien, pas cher et j'en ai pour 10 plombes, et réduit en poudre ça marche super) et toutes mes colonies semblent bien l'apprécier. Et dans l'autre, c'est juste le sirop d'érable et le miel.
C'est dingue comme elles ne sont pas du tout farouches ! A peine reliées à l'ADC, que déjà elles partaient fourrager.
Bon là, faut que je retourne en cours en fait pas le temps de parler de mes Crematogaster, Lasius & Co, je finirai ce soir. @+ les amis !