En génétique de Fourmis, les ouvrières ont une coefficient de parenté de 0,75 avec leur soeur (y compris des
sexués) et avec leur frère, coefficient de parenté de 0,25. Les ouvrières ont donc tout intérêt à élever des
gynes plutôt que des
mâles pour faire prospérer leur patrimoine génétique.
La gyne, ayant un coefficient de parenté de 0,5 avec leurs fils ou avec leurs fille, n'a pas plus intérêt à faire des femelles que des mâles. Si la gyne n'exerçait aucun contrôle sur le reproduction, alors la colonie ne ferait jamais ou très peu de mâles car ils seraient exécutés par les ouvrières. En contrôlant la production de femelles, en manipulant les ouvrières, les reines de Linepitema humile peuvent probablement s'assurer d'un sex ratio (mâle / femelle) plus cohérent. Voilà, à mon sens pourquoi elles font ça.
Cet article est Intéressant, je suis juste étonné qu'aucun rapprochement ne soit fait avec le gène Gp-9 qui s'exprime sous la forme des allèles BB, Bb et bb (létale) chez Solenopsis invicta.
Ce gène explique le caractère
polygynes (Bb) ou
monogynes (BB) des colonies. Il a été démontré que les ouvrières, si elles sont plus de 15% de type Bb détruisent toutes les
larves sexuées de type BB. La colonie reste alors polygynes et détruit toute possibilité d'envol de reines monogynes.
Le fonctionnement est ici certes différent, mais, le principe de reconnaissance des larves grâce à une expression génétique d'un gène exprimant des protéines sur la
cuticule est semblable, d'où mon étonnement que personne n'en parle dans cet article car il y a peut être une explication génétique cachée là dessous.
Source :
La Vie des Fourmis (Laurent KELLER et ELISABETH GORDON) édition Odile Jacob.
Si Luc Passera passe par là, il est le bienvenu
