Le nombre de personnes qui ont maintenu la même colonie de
Camponotus aussi longtemps se compte sur les doigts d'une main (beaucoup finissent par se lasser au bout de 2 ou 3 ans). Ceci dit, il me semble déjà avoir lu des observations similaires chez Bob et ses colonies de
Messor barbarus (chute importante de la population à partir de 4/5 ans de captivité). Ce problème ne serait donc pas spécifique au genre
Camponotus.
Quelque soit les raisons d'un tel déclin, on ne peut formuler que des hypothèses qui resteront sans doute invérifiées. Cela peut être en effet lié à une carence en certains nutriments, mais également un dérèglement progressif de leur horloge biologique (combien respecte la photopériodicité ?), une absence de facteurs biotiques qui stimuleraient la colonie (je pense notamment à des interactions avec d'autres colonies de fourmis, d'autres insectes) etc ...
Dans tout les cas, une comparaison entre des
Camponotus endémiques et exotiques est loin d'être évident. Peut-on d'ailleurs mettre toutes les
Camponotus endémiques sur le plan de difficulté ?