Lasius cf flavus:
Les premières naissances de cette année viennent de voir le jour, ce qui porte l’effectif de la colonie à 12 ouvrières.
Comme c’est le cas chez beaucoup de détenteurs de L. cf flavus, il n’y a rien à voir, mais le développement suit son cours, doucement mais sûrement.
Pour ceux qui ont lu mon billet sur le déménagement, il semblerait qu’il ait laissé certaines marques, car à chaque fois que j’approche la lampe pour mieux les observer, c’est un peu la panique à bord et j’ai droit à un mini-déménagement.
Une fin d’après-midi, je vois 2 ouvrières sur un morceau de coton humide, à peu près à 15 cm de l’entrée du tube, et me dis, « ben elles ne sont pas si inactives que ça en fait ! ». Sauf que plusieurs heures après, elles étaient exactement au même endroit. Ça commence à faire long pour récupérer de l’eau… J’ai eu beau les déranger, elles étaient imperturbables, semblant réhydrater leur armure de chitine régulièrement, et se réconforter par de petits contacts antennaires.. J’ai fini par les faire monter sur un pinceau et les remettre dans le tube… Le premier contact d’antenne avec les résidentes fut long à venir et très timide, et chose surprenante, les plus surprises ne furent pas les résidentes mais bien les sauvées, qui firent des va-et-vient de la gardienne à sa compère, allant jusqu’au coton humide, rassurer d’être effectivement de retour à la maison, repartant vers la gardienne et ainsi-de-suite, visiblement débordant d’énergie. Alors, manifestation de joie.. ou pas !?
Aphaenogaster subterranea
Les premiers jours qui ont suivi la mise en boite, j’ai assisté à un phénomène particulier ;
Non loin du coton humide et des larves, se trouvait un amas amorphe et gluant.
J’en ai conclu que les ouvrières, du fait de leur absence de jabot sociale, préparaient une sorte de mixture, me rappelant étrangement les moukraines à la glaviouse made in ‘Les nuls’, destinée aux nourrissages des larves. Hummm… Bon appétit !!
J'en ai connu des crados, mais elles, elles détiennent la palme
Niveau nourrissage, toutes les colonies ont eu droit à du miel, du miellat (actuellement la recette d'Ezio), des mouches, des petits grillons, des dés de poulets émiettés.
Chacune a ses préférences et particularités.
Les Aphaenogaster subterranea sont les seules à s'intéresser encore aux mouches.
Les Lasius niger sautent sur les dés de poulets émiettés.
Et, même si je ne comprends pas trop le phénomène, les Lasius emarginatus et cf flavus extrait du miel certaines subtances, pour n'en laisser qu'un liquide ressemblant à de l'eau.
Commentaires et autres : https://www.myrmecofourmis.org/forum/vi ... php?t=5604

