Les Messor sp.(probablement Messor barbarus)
1) Les nids
Lorsque j'ai reçu Maggie et ses filles, je les ai directement placées dans un petit nid en
béton cellulaire, voici une des photos les plus vieilles que j'ai d'elles, quelques jours après les avoir enlevées de leurs tubes.
-
- Les Messor sp. dans leur premier nid.
Elles sont restées dans ce nid durant environ un an avant que la vitre en plexiglas ne se décroche et que je les change de nid en urgence, c'est dans ce nid qu'elles ont aussi attiré un "ennemi" qui les a ensuite suivi pendant longtemps : les psoques.
Elles ont donc été placées dans un second nid en béton cellulaire qui avait plus ou moins les mêmes dimensions, le déménagement ayant été effectué de force, les psoques se sont auto-invités dans le nouveau nid, restant la plupart du temps dans l'
ADC se nourrissant des déchets des messors.
-
- Les Messor sp. dans leur second nid peu après le déménagement.
Les psoques sont difficilement visibles mais ce sont les petits points marrons qu'il y a sur les bords de la jointure entre le béton cellulaire et le plexiglas sur les photos ci-dessous (
oui, il y en a beaucoup ). À ce niveau là, ils ne restaient plus uniquement dans l'ADC mais ils allaient aussi dans la partie nid.
-
- Les Messor sp. dans leur second nid le 21/11/22.
-
- L'ADC des Messor sp. dans leur second nid le 21/11/22.
Elles sont restées dans ce second nid jusqu'à ce que je récupère un nouveau nid le 30 juin 2023 vers lequel elles ont ensuite migré
en douceur (
contrairement aux deux autres fois) le 11/07/23 et cette fois-ci, sans les psoques!
-
- Le troisième nid des Messor sp. le 04/07/23.
-
- Les Messor sp. dans leur troisième nid le 11/07/23.
Elles sont actuellement encore dans ce nid et elles vont y rester un moment car elles sont loin d'avoir utilisées toute la place (
et puis les nids de cette taille là, ça coûte cher 
)
-
- Les Messor sp. dans leur troisième nid le 24/09/23.
2) L'alimentation
Déjà je ne vous apprends rien, elles aiment les graines, voici une liste non exhaustive des graines que je leur ai donné :
- Mélange de graine pour canaris (alpinistes, colza, lin, chènevis, navette, etc...).
Au niveau des protéines, au départ très peu d'insectes, je leur donnais du jambon et du rôti de poulet.
Niveau insectes elles ont eu le droit à :
- Grosses et petites mouches.
- Perce oreille (forficule).
Je les ai aussi récemment nourri de mélange de liquide sucré (
eau+sucre+miel) et pour l'instant elles vont très bien, sachant qu'elles se nourrissent dans la nature de fruits tombés au sol j'imagine que ça ne pose pas de problème, je vous tiendrais au courant dans le cas contraire.
[WORK IN PROGRESS] video de nourrissage [WORK IN PROGRESS]
3) Péripétie
Mis à part les psoques qui au final n'ont pas vraiment causé de dégâts (
Ou en tout cas je n'en ai pas été témoin..), il m'est arrivé un autre événement avec cette colonie qui a été problématique et qui à été beaucoup plus tragique. Après leur déménagement, j'ai commencé à avoir 2-3 ouvrières mortes par jour mais je ne me suis pas inquiété puisque je pensais que c'était dû au stress du dit déménagement. Quelques jours passent et je continue à avoir des mortes mais maintenant c'est plus de l'ordre de 3-4 mortes par jour, je ne suis toujours pas stressé de mon côté et je pense que c'est dû à la vieillesse et que les ouvrières meurent paisiblement. Une semaine se passe et je continue à avoir 3-4 mortes de façon journalière. Je pars donc une semaine en vacance un peu tracassé mais sans non plus être inquiété en les laissant chez moi avec une bonne réserve de nourriture, une personne s'occupant uniquement de leur réhumidifier le nid à la moitié de la semaine. Quand je rentre, c'est l'horreur, une hécatombe comme j'en avais jamais vu, près d'une cinquantaine de mortes qui gisent dans l'ADC et qui agonisent n'arrivant plus à marcher. Je commence à m'inquiéter et me dit que ces mortes sont dues aux graines, sûrement à cause de pesticide et j'arrête donc le mélange pour canari et leur donne des graines de pissenlit de mon jardin. Malgré mes efforts, les décès continuent et je pense donc que c'est à cause de la chaleur puisque mes fourmis (et moi même) venons des Pays de la Loire (dans le nord-ouest) et que je me trouve à présent dans le sud près de Toulouse dans le Tarn et Garonne, les températures excèdent les 40 C° dehors et à l'intérieur elles montent parfois jusqu'à 35 C°. Je prends donc la décision de mettre mes fourmis dans l'endroit le plus frais de la maison et croise les doigts pour que cette vague de mortalité soit derrière moi. Malheureusement, les décès continuent et désespéré je décide d'accepter leur sort voyant les cadavres s'empiler dans l'ADC mais aussi dans les salles du nid qu'elles n'utilisent pas.. Triste et désemparé que ma première colonie meurt sans que je ne puisse rien y faire, je choisis de me commander une nouvelle colonie (
faute d'essaimage) et commande une colonie de
Pheidole pallidula. J'emménage les petites nouvelles dans une ADC en plexiglas, leur donne à manger et applique de l'
anti-évasion mais quelques jours après l'installation j'aperçois une morte, puis deux, puis trois près du couvercle. Elles meurent exactement de la même façon mais c'est étrange puisqu'il n'y a aucun point commun entre les deux colonies. Passe un jour, puis soudain une idée me traverse l'esprit, et si la cause de cet enfer était en réalité l'anti-évasion? Je cours dehors avec un coton imbibé d'anti-évasion et le mets en contact d'une petite lasius qui se baladait innocemment dans mon jardin. Le résultat est incroyable, elle agonise pendant quelques minutes avant de mourir de la même manière que mes messors et mes pheidoles. En tout cet anti-évasion m'aura coûté plus d'une centaine d'ouvrières qui ont laissés par leur mort une cicatrice profonde à ma colonie qui néanmoins guérit peu à peu.
voici le lien vers la vidéo d'une ouvrière qui agonise après avoir ingéré de l'anti-évasion (
c'est un short je ne sais pas pourquoi alors que je voulais que ça soit une vidéo mais on va dire que c'est pas grave 
):
https://youtube.com/shorts/mAYdnAZzdpQ?feature=share