Cette espèce vit avec sa gyne dans une colonie de son hôte, profitant du fungus et vivant cachée et en toute discretion dans les pattes même des hôtes spoliées. L'article évoque même que cette technique n'est pas sans faille, les M. Castrator se faisant parfois repérer et attaquer par les ouvrières M. Goeldii. La gyne M. Catrator vit donc tapie dans l'ombre, ayant réduit sa taille jusqu'à se confondre avec les ouvrières M. Goeldii et ne se reproduisant plus dans les airs comme ses ancêtres, mais dans la galerie.
Si cette fourmi relance le débat sur l'évolution des espèces, c'est parce qu'elle est apparue alors qu'elle vit dans la même zone géographique que l'espèce qu'elle parasite, dont elle est très proche sur le plan génétique. La théorie communément admise, celle de Darwin, suppose que pour que deux espèces se séparent à partir d'un ancêtre commun, il faut un isolement géographique tel que l'apparition d'une montagne, d'une mer, etc... Or, ça n'est pas du tout le cas ici. Un cas intéressant donc, qui nous laisse observer une différenciation de deux espèce en cours puisque l'ADN mitochondriale révèle qu'elles ont différé il y a 37 000 ans (une paille sur l'échelle de l'évolution !).




