DMX a écrit : D'une part, cela rejoint ce post de DMX (ici) sur la reproduction par
parthénogenèse chez les
gynes Cataglyphis (montrée par la dite-équipe, qui enquête beaucoup sur l'impact évolutif d'une telle stratégie).
Il me semble que pour
Cataglyphis hispanica c'est de hybridogenèse et non de la parthenogenèse "classique" comme avec les autres espèces citées plus loin. Si je ne me trompe pas, dans l'hybridogenèse il y a bel et bien fécondation dans un premier temps, mais dans un second temps le patrimoine génétique du
mâle du zygote est "éliminé".
C'est un abus de langage, je pense, je ne suis pas expert dans le terminologie de ce domaine. Je suppose qu'on peut parler de parthénogenèse uniquement pour la production de
sexués, les ouvrières étant produites par reproduction sexuée classique. Cela mérite bien son titre d'hybridogenèse. Cette reproduction atypique a néanmoins été enquêtée et retrouvée pour plusieurs espèces du genre
Cataglyphis par après, au point que cela soit plus ou moins élevé au niveau de caractéristique du genre.
DMX a écrit :Le principe de parcimonie voudrait que ce soit une caractéristique héritée d'un ancêtre commun (surtout que la parthénogenèse chez les arthropodes, c'est vraiment très communs).
Yup, très certainement. On peut néanmoins réfléchir dans le détail aux avantages évolutifs qu’un
taxon peut avoir à conserver ce genre de mécanismes. Il y a les évidents, et les moins évidents. Un sujet passionnant, s'il en est.